2007 3/3 Toscane insolite et mer Ligurienne


Etape 3/3 vers destination les Cinque terre et la Toscane insolite


<<<Etape précédente
 

Album
Picasa

Diaporama
071022 Italie Toscane 4

 

MASSA MARITTIMA

Plongée dans la Maremma toscane, à 20 Kms de la mer. Massa Maritima est un important centre culturel des «Collines Métallifères». Ici aussi, les Étrusques furent les premiers à exploiter la zone minière autour de l’an 750 avant notre ère.

Beaucoup d’habitants abandonnèrent Vetulonia pour aller s’établir dans les villages environnant l’actuelle Massa Maritima, car ces zones regorgeaient de minéraux riches en argent et en cuivre.


Le rayonnement de Massa Maritima fut immense entre 1200 et 1350. En effet, l’extraction du cuivre, du zinc, du plomb et de l’argent en particulier connut, à cette période, un vif succès et ce patrimoine lui valut le nom de Massa Metallorum, la ville des métaux.

En 1225, la ville devint une commune libre et pendant plus de cent ans, elle parvint à garder son indépendance. Elle posséda son hôtel de La Monnaie, ses poids et mesures et donna à l’Europe le premier Code Minier de l’histoire qui réglait l’exploitation des champs miniers.
Aujourd’hui, le déclin de cette activité a porté à la fermeture de toutes les mines et la ville s’efforce de relancer son économie avec le tourisme.


VETULONIA

Les origines étrusques de Vetulonia nous sont contées par Denis d’Alicarnasso, d’après qui la ville, au VIIème siècle avant notre ère, était l’alliée des Latins contre Rome. À l’apogée de sa puissance, la Vetulonia étrusque fut un important centre commercial où travaillaient des orfèvres. Avec la naissance de l’Empire romain, elle devint un centre urbain de moindre importance.
Dans le pays s’élèvent les célèbres murailles (Muraglie Ciclopiche de l’Arce), construites au VI - V siècle avant notre ère, qui prouvent l’existence d’un centre urbain très développé.
Aujourd’hui, Vetulonia est l’une des plus gracieuses petites villes de la Maremma toscane.


MAREMMA TOSCANA

Depuis toujours, la Maremma fut considérée comme une terre insalubre et difficile. Dante Alighieri la rappelle dans sa Divine Comédie :
ricorditi di me, che son la Pia:
Siena mifé, disfecemi Maremma:
saisi colui che ‘nnanellata pria
disposando m’avea con la sua gemma

L’histoire de la Maremma est une histoire de frontière, de survie et de conquête d’un territoire dur et inhospitalier. Où les hommes se sont mesurés aux difficultés de la vie, luttant contre le paludisme et la loi du plus fort. Brigands, hommes d’armes, seigneurs de la chasse, braconniers et paysans : tous ont donné vie à ce territoire. Son homme le plus généreux fut Leopoldo de Lorraine qui assainit les terres; son poète le plus brillant fut Luciano Bianciardi qui chanta cette région dans son livre «La vita agra» (La Vie aigre) tandis que le peintre Giovanni Fattori mit ses pinceaux à son service.


Les BUTTERI de la MAREMMA

Est-ce une histoire de Far West à l’Italienne ? Elle l’est à certains égards ; pour autant, les ennemis à combattre étaient de toute autre nature. En Maremma, terre de marécages, sévissaient le paludisme, les tarentules, les troupeaux sauvages, mais le tout dans une atmosphère de grand respect et sans mythes. La défaite historique que les Butteri, autrement dit les gardiens de troupeaux du cru, infligèrent à Buffalo Bill en 1890 a le goût du respect. Les Butteri ne pouvaient pas être battus par celui qui avait massacré Indiens et buffles.


Cette terre d’hommes qui ont su faire vivre leurs traditions, évoque cette culture paysanne dont on peut parler à l’infini et qui se lit sur les visages de ses habitants. Des gens habitués à lutter au quotidien pour soustraire un autre lambeau de terre aux marais. La Maremma n’a pas seulement été une terre de sueur et de labeur mais aussi de joyeux drilles de fêtes, de chants, de sérénades, de rodéos de la rose et de courses au galop, qui font encore partie de la tradition qui ont leur place dans les manifestations et qui animent encore aujourd’hui les bourgs de cette région.

L’un des protagonistes de cette région est le cheval de la Maremma, devenu le symbole de la saga des Butteri.

Le Parc naturel de la Maremma ou de l’Uccellina a été fondé en 1975 pour préserver la faune et la flore et bloquer le développement urbain qui menaçait la côte restée intacte.


SAN GALGANO

On raconte que San Galgano «…est un seul endroit au monde, si minuscule et isolé qu’il soit dans la splendide campagne siennoise, qui par la densité de ses insondables mystères puisse rivaliser avec Stonehenge en Angleterre ou la pyramide de Chéops». Dans le silence intègre d’un lieu magique, où nous parviennent encore les échos d’un riche passé et où trône l’abbaye de S. Galgano avec son toit fait de ciel.

Une épée médiévale, authentique, est si bien enfoncée dans la roche qu’il est impossible de l’en extraire.


…Une énigme de métal qui s’érige dans un fascinant monument circulaire de style roman, chargé de correspondances et de symbolismes précis avec le calendrier solaire. L’épée appartenait à Galgano Guidotti, fils d’une famille noble. Il vécut au XII siècle et passa les premières années de sa vie dans la légèreté et à l’état sauvage.
La légende raconte que vers 1180 le jeune Galgano vit apparaître saint Michel Archange qui saisit les rênes de son cheval affolé sur le mont Siepi ; le jeune homme tomba à terre comme foudroyé, sans pouvoir prononcer un seul mot dégaina l’épée et la jeta contre la pierre ; celle-ci se planta prodigieusement dans la roche, transformant ainsi un instrument de mort en croix de Jésus, symbole de paix et de salut. C’est là que Galgano mena une vie d’ermite et que, conforté par la foi et la volonté divine, il fonda son église sur un site qui fut, probablement, un ancien lieu de culte païen. Il mourut à l’âge de trente-trois ans à peine, agenouillé devant cette épée qui surgissait de la roche. En 1181, l’église fut consacrée et reçut même la visite de Frédéric Barbarossa.


Quelques décennies plus tard fut édifiée une immense cathédrale gothique qui, avec les vestiges de l’ancien monastère cistercien, devint l’un des ensembles monumentaux les plus puissants et les plus beaux de la Toscane. Encore aujourd’hui le visiteur reste fasciné devant cet église sans toit mais aux murs encore intacts au pied de laquelle s’étend tout un monde végétal ainsi que devant la chapelle attenante y respire l’air doux des cyprès et se remplit l’âme du sens divin lié au mystère de certains épisodes du passé.


SIENA

Sienne est une ville spéciale, car sa vieille ville est enfermée dans ses murailles rouges et que, en interdisant l’accès aux véhicules, a réussi à conserver un charme intemporel.

L’image la plus connue de Sienne est sûrement celle de la Piazza del Campo. La place, un grand amphithéâtre entouré d’élégants bâtiments, est en plan incliné et suit la déclivité naturelle du terrain. Dans la partie la plus haute se dresse la Fontaine Gaia construite au XV siècle par Jacopo délia Quercia. Dans la partie la plus basse, scène idéale de l’amphithéâtre, s’élèvent le palais Public avec la Tour du Mangia et le palais Sansedoni. La façade concave du palais Public suit la ligne circulaire de la place. Malgré les nombreuses interventions réalisées sur les façades au cours des siècles, l’organisation générale de la place n’a pas changé, car des statuts de 1262 fixent les règles pour l’esthétique des bâtiments (ils interdisent, par exemple, la construction de balcons). Cette splendide Piazza del Campo abrite, dans son Palais Public, quelques-unes des œuvres d’art les plus belles et les plus significatives du Trecento. Le reste de la ville recèle lui aussi des œuvres dignes d’intérêt telles que le Duomo et la splendide Cathédrale de l’Assunta.


Depuis toujours les habitants de Siena sont attachés à leur ville et en particulier à leur propre quartier, où l’on vit une vie collective de fêtes et de dîners dans la rue. Elle se divise en 17 quartiers, dont chacun porte le nom d’un animal. Les quartiers se défient deux fois par an à l’occasion du célèbre Palio, une course de chevaux montés sans selle par d’excellents jockeys qui se déroule Piazza del Campo. Le Palio et les manifestations qui gravitent autour de l’événement (le cortège historique, la bénédiction du prix, la célébration des vainqueurs) font partie des activités du quartier qui se prépare pour les compétitions longtemps à l’avance et qui fête les victoires ou se console avec des fêtes interminables en cas de défaite.


Sienne est aussi célèbre pour ses gâteaux et friandises, pour ses fromages et pour ses vins, car la ville est l’une des trois provinces, avec Florence et Arezzo où se dresse la zone collinaire du Chianti, synonyme de vins à appellation contrôlée. Ces vins de la région doivent leur qualité à un système de protection le plus ancien au monde. En effet, les premiers Statuts de la Ligue du Chianti remontent à 1384. Il s’agit d’une organisation née essentiellement dans le but de défendre ses produits, mais qui, au cours des siècles, s’est enrichie de règles concernant la production du vin (elle fixait la période des vendanges et l’obligation par exemple de produire du vin dans la zone de récolte/cueillette des raisins).

 

<<<Etape précédente