Antalya Kusadasi

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060219 Antalya Fethiye

Samedi 18.02

A 6h c’est le déluge sur l’autoroute pour aller à Genève. Puis un vol sans histoire et confortable agrémenté d’un bon petit déjeuné qui nous réconforte jusqu’à notre arrivée à Antalya.
Là une douzaine de bus attendent des passagers venant de toutes parts. Deux sont pour notre voyage dont un pour les romands et l’autre devinez ! Nos 44 sièges sont complets et nous partons sous la pluie pour rejoindre notre hôtel. Il nous faut près d’une heure car la ville est passée de 50'000 à 1,2 millions d’habitants en 25 ans et on y voit de tout.
Vers 15h. les chambres sont occupées et l’estomac réclame pitance. La solution est donnée par ISA (notre guide durant tout le tour) : destination marché d’Antalya-Lara et ses crêpes turques.  Les étalages de légumes sont magnifiques comme en témoignent les photos. Nous les retrouverons dans nos assiettes en salades du buffet ou en accompagnements cuits.
Dès le départ l’ambiance est sympathique, les retrouvailles sur le marché ayant déjà permis quelques premiers contacts. 

Dimanche 19.02
Il pleut toujours mais cela devrait aller en s’améliorant.  Nous suivons une belle route sinueuse le long de cette côte découpée.  ISA nous explique qu’auparavant elle était si étroite que les chauffeurs envoyaient un éclaireur à pied pour voir si le passage était libre.  Car pas moyen de croiser et les apiques vertigineux tombent directement soit dans la mer ou dans des gorges profondes.
Passons par le pays des ’’Chimères’’ puis nous quittons la côte et attaquons l’ascension d’un petit col dans un brouillard à couper au couteau.
Faisons une première halte en direction de la plaine de Kumluca. Cette région est couverte de serres en plastique qui permettent jusqu’à trois récoltes par année. 
Nous nous arrêtons à Myra (Kale) pour visiter ses tombes rupestres accrochées dans la falaise, son théâtre antique et l’église de St-Nicholas.
Les tombes rupestres de Myra
Ces tombes datées du IV ème s. Av JC comptent parmi les plus impressionnantes de Lycie. Leur originalité tient dans le fait qu’elles reproduisent fidèlement les maisons en bois de l’époque. Certaines portent des épitaphes et des reliefs montrant des scènes guerrières et des banquets funéraires.
Le théâtre romain
Le théâtre romain a conservé presque tous ses gradins. Divers masques sculptés et fragments de colonne montrent que le bâtiment de scène était richement sculpté.
L’église de Saint-Nicholas
Ce fut jusqu’au Moyen Age un haut lieu de pèlerinage. L’édifice actuel date en grande partie d’une reconstruction du XII ème s. Une galerie donne accès dans une chapelle ornée de fresques, elle est pavée d’un bel opus sectile.  Couverte d’une voûte d’arête, la nef affecte un plan en croix. L’abside, richement pavée de marbre a conservé son synthronon et son autel. Le sarcophage n’est que prétendu comme ayant reçu la dépouille du Saint. Suite à l’occupation russe celui-ci est devenu le patron de Moscou.
Mais sa notoriété provient essentiellement d’avoir ressuscité trois enfants des mains d’un boucher.   D’autre part il cumule aussi la ’’fonction’’ de patrons des prêteurs suite à la légende des trois sacs d’or qu’il avait offert pour aider un pauvre homme qui n’avait pas de quoi doter ses trois filles.
De toutes ces légendes naquit la tradition chrétienne d’offrir des cadeaux à Noël.

Nous traversons ensuite une succession de hameaux, villages, des villes champignons, des villes résidences secondaires de préférence plantées dans des anciens marécages où pullulent encore les moustiques en été.  Acheter par correspondance son appart comporte donc un risque certain !
Nous arrivons finalement à Fethiye dans un hôtel sympa construit sur un ancien marais avec une piscine qui, vu la saison est verte et occupée par des crapauds qui s’en donnent à cœur joie.  Posons nos valises et décidons de faire une petite marche vers la plage où nous trouvons une promenade avec des bistrots accueillants et…ouverts. Sur une terrasse, nous nous laissons tomber dans une paire de fauteuils moelleux et assistons, seuls, au coucher du soleil avec deux bonnes bières bien fraîches. Les prix sont enfin affichés en livres turques, sinon c’est partout des €.
C’est l’heure du buffet repas chaud froid et comme dessert un spectacle avec danse du ventre. A l’invitation de l’artiste une bonne partie du groupe y participe, nous aussi, et découvrons que c’est un art qui ne s’improvise pas et demande apprentissage.
Après cette journée nous constatons l’avantage d’un voyage organisé car chaque fois que l’on s’est arrêté c’était hyper propre et désinfecté (mais un peu cher).  En effet sans précaution, la grippe aviaire n’est certainement pas le pire des maux que l’on puisse attraper ici.

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060220 Dalaman Kusadasi

 

Lundi 20.02
Il ne pleut plus mais le ciel est chargé. Les paysages restent tortueux et la route est encore longue jusqu’à Kusadasi. Pour passer le temps ISA nous parle de son pays qui vit avec 70% de marché noir. Avant c’était 50% mais il y a eu un premier pardon fiscal ce qui a fait réfléchir pas mal de gens sur l’honnêteté. Ils se disent qu’au cas où, le gouvernement sera bien obligé d’en faire un second. Puis explication d’ISA sur les régionalismes et autres minorités. 
Nous arrivons à Daylan où nous embarquons destination la célèbre plage aux tortues caouannes d’Iztuzu.  Nous nous laissons glisser devant les tombes rupestres de Caunus puis nous arrivons à destination en nous frayant notre chemin au travers les roseaux;  sans les tortues qui, en février, se prélassent dans des mers plus chaudes.  
En saison la plage est interdite sur 25 mètres et pas de baignade durant la nuit afin de ne pas déranger les femelles dans leur œuvre de perpétuation de l’espèce (100 œufs pour 5% de réussite).  On a de la chance il fait beau et il n’y a que nous, mais en été cela doit être infernal sur cette bande sableuse de 5 km qui barre le delta.
Retour sur Ortaca pour le dîner buffet. Un moment de lèche vitrine pour constater que les prix (facile de comparer 1£ = 1CHF) sont exorbitant ex. des chaussures et XX% synthétiques à 110.-- £ ( :=((
On repart, ISA fait la sieste et nos neurones aussi. 
On arrive à Kusadasi dans un immense hôtel vide à cette saison. C’est un peu la désolation. Le groupe romand se charge d’y mettre un peu d’ambiance sous des lumières blafardes et une climatisation poussée vers le bas afin de nous ‘’expédier’’ au plus vite vers les chambres... d'en haut!


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